Quand il y a une technique pour tout faire rentrer dans sa vie

Il y a des matins où on se dit que c’est dur de trouver du temps et de la place pour tout dans sa vie.

On top of the list il y a la foultitude d’amis et de proches qu’on aime et avec qui on n’a pas échangé depuis trop longtemps, au point qu’ils pourraient croire qu’on s’en fout alors qu’on pense à eux tous les jours. Et puis il y a aussi tous ces projets fabuleux qu’on a remis à demain et qu’on ne vienne pas nous parler de procrastination parce qu’il est 10h40 et qu’on a déjà fait tourner une machine, retrouvé l’écharpe rose à pois verts de la petite derrière l’armoire, imaginé une solution de derrière les fagots pour le client chiant de 14h, réparé le rétro du scooter, et préparé à manger pour ce soir.

Mais où trouver le temps et la place pour les gros trucs importants de notre vie ? Où sont les bonnes résolutions de 2016, de 2015 et de la ribambelle d’années qui précèdent ?
On se réveille le matin avec une motivation qui détonne et nous étonne, fruit miraculeux de nos quelques heures de sommeil, et qu’on a bien l’intention d’user jusqu’à la corde pour remplir cette nouvelle journée à ras-bord (voire la tasser, si si c’est possible) avec tous les machins qu’on a sur notre to-do liste mentale à rallonge. Et puis on se couche le soir avec quelques machins accomplis mais tout autant d’ajoutés : on n’a pas appelé maman pour lui rappeler qu’on l’aime comme le jour, on n’a pas calé ces dix minutes de yoga qu’on se promet de faire chaque matin depuis 6 mois pour faire ne serait-ce que le premier pas de ce chemin fantasmé vers une vie plus saine , on n’a pas avancé d’un mot sur cet article à rendre dans deux jours, il faudrait quand même qu’on prenne ces billets de train avant que ça ne coûte un bras, il aurait vraiment fallu s’épiler avant-hier, la bibliothèque a envoyé un SMS parce que le rendu des bouquins c’était il y a 12 jours… Mais on va pas en faire un flan. La vie est courte, les sensations sont pures, le cœur y est, le lit est chaud, et la nuit, on le sait, va à nouveau nous pondre une motivation à la Jean-Claude Van Damme.

Et puis il y a la philosophie du bocal. Qui nous donnerait presque envie d’être une balle de golf, mais à l’intérieur de notre tête, évidemment, parce que dit à voix haute ça pourrait paraître un tantinet bizarre. Sauf qu’on le dit effectivement à voix haute, oups, et qu’une douce voix nous répond du tac-au-tac qu’on est pas une balle de golf, qu’on est le bocal. Et là tout à coup on est calmée. Et on s’endort terrassée par le bonheur.

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