Quand on peut toujours essayer de faire taire des femmes

Özgür Gündem: c’est le nom d’un journal turco-kurde fermé de force par le gouvernement depuis le 16 août dernier. Comment ferme-t-on un journal, me direz-vous ? En se rendant dans la rédaction, en saccageant les locaux, et en balançant en taule ses responsables d’édition et 23 de ses journalistes, tout simplement. Et pourquoi le fait-on ? Parce qu’on est un gouvernement totalitaire de merde qui renie à ses citoyens les droits les plus élémentaires mon cher Watson. Voilà.

Mais ce qui est difficile à comprendre, pour un gouvernement de ce sous-type, c’est qu’on ne saurait fermer la gueule de ceux qui ont des choses à dire, simplement en fermant à double tour la porte de leur cachot.

La preuve avec cette superbe édition manuscrite du journal Özgür Gündem, réalisée par des femmes détenues à la prison Mardin, et datée du 12 septembre. Un numéro de 8 pages, magnifiquement fidèle à la version originale, ironiquement intitulé “Spécial Geôle”, et comportant notamment des illustrations de la journaliste  Zehra Dogan emprisonnée depuis le 21 juillet dernier. Au menu, quelques articles savoureux dont “Planter des fleurs dans les prisons est une ‘activité terroriste‘”, “Camp de concentration kurde dans les geôles”, “Etre la Nation de l’Etat : les notions de citoyenneté et de nationalité”, ou encore “L’eau rouillée : danger dans les geôles”…

Non mais… Ils ont cru qu’ils allaient pouvoir faire taire des femmes, les gars ?!

 

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