Il s’appelle Joaquin Garcia, et il a cultivé un baobab dans sa main

Le machin de ce matin est une histoire à dormir debout digne du Gorafi.

En 1990, Joaquin Garcia est embauché au services des eaux de Cadiz (Espagne). La mairie pense que la société de traitement de l’eau le supervise, et la société de traitement de l’eau pense que c’est la mairie qui le supervise. Les méandres de la fonction publique font donc que dans les faits, hé bien, personne ne le supervise… Autrement dit, Joaquin Garcia n’a strictement rien à faire.
Pendant 14 longues années, il se rend malgré tout à son travail. Histoire de remplir les mornes plaines qui lui servent de journées, il décide de se fixer un challenge. Pas un challenge de gnognotte, ah non certainement pas. A vrai dire je ne sais même pas où il est allée le chercher, parce qu’il aurait tout aussi bien pu décider d’apprendre le japonais ou tous les chiffres après la virgule du nombre Pi, mais non : Joaquin Garcia a décidé de lire l’intégralité des textes de Spinoza pour devenir un expert du philosophe. Oui oui.

Bref. Les années passent. Et puis un jour il en a un peu marre de faire acte de présence (en même temps il faut lui accorder que 14 ans c’est long), du coup il arrête d’aller bosser, tout en continuant à toucher son salaire.

Comment il s’est fait choper ? Un jour de 2010, la mairie décide de lui décerner une plaque commémorative pour ses vingt ans de service. Et découvre que le chef de la société, dont le bureau se trouve en face de celui de Joaquin Garcia, ne l’a pas vu une seule fois ces dernières années. Au cours du procès, le fonctionnaire a affirmé que c’est par peur de perdre son poste qu’il n’a jamais fait part de sa situation à son employeur. TU. M’E. TONNES….

Résultat: suite à la décision du tribunal, rendue publique il y a quelques jours, Joaquin Garcia s’est vu condamné à payer une amende de 27.000 euros. L’homme, âgé de 69 ans, n’a toutefois pas été licencié… pour la simple et bonne raison qu’il était déjà retraité lorsque le pot aux roses a été découvert. Quand on sait que son salaire annuel était de 37.000 euros, on se dit que ma foi, la peur, la paresse et Spinoza ont du bon ! Bien ouej, Joaquin !

Source : El Mundo

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