Il s’appelle Gregory Kloehn et c’est un bâtisseur

L’économie circulaire, c’est bien simple, c’est tellement simple qu’un enfant de 6 ans peut comprendre le concept (ne cherchons même pas à comprendre pourquoi les multinationales ont tant de mal à l’intégrer, ça risque de faire trop mal de bon matin): les déchets des uns peuvent constituer les matières premières des autres.

On explique ça tranquillement avec un exemple :
Gregory Kloehn voit souvent dans son quartier des meubles Ikea presque neufs mais bon ils ne vont plus avec les rideaux du salon, des étagères encore utilisables mais bon ça coûte moins cher d’en racheter plutôt que les déménager dans le nouvel appart, des matelas encore utilisables mais bon j’en prendrais bien un en 160×200 plutôt, des lampes de chevet mais bon franchement c’est has been cette couleur… Bref, tout ce bric-à-brac qui envahit nos trottoirs la faute à notre frénésie de consommation. Et il se dit: “c’est pas possible tout ce gâchis… Si seulement j’étais le patron d’Ikea je viendrais récupérer tous ces machins pour les recycler”.
Gregory Kloehn voit aussi souvent, sur les mêmes trottoirs, des personnes sans domicile qui se fabriquent des maisons en carton pirouette cacahouète, des abris qui ne protègent pas de grand-chose quand il fait froid et qu’il pleut dehors. Et il se dit: “c’est pas possible toute cette misère… Si seulement j’étais président je pourrais faire quelque chose pour éradiquer la pauvreté dans le monde”.

Et puis un jour, la connexion magique se fait dans sa tête. Il ne deviendra pas patron d’Ikea, il ne deviendra pas président, il deviendra simplement une meilleure personne, à sa mesure. Il deviendra un bâtisseur. Il fabriquera des mini-maisons pour ces infortunés, avec ce qu’il trouvera dans la rue. D’ailleurs il le dit à sa femme: “hey mais je pourrais peut-être devenir quelqu’un de bien et devenir un bâtisseur solidaire?” Et elle lui répond: “si tu fais ça je t’épouse”, et il lui répond: “t’es con on est déjà mariés cocotte, mais moi aussi je t’aime”.

Et sur ces belles paroles, il s’en est allé faire ce qu’il avait dit. Voilà maintenant 5 ans qu’il fabrique, sur son temps libre et sans dépenser un kopeck, des mini-maisons pour les sans abri. Au total, il en a fait 35. Et comme l’appétit vient en mangeant, il a proposé à des volontaires de se mettre sur le coup, des volontaires qui en ont eux-même construit des dizaines en plus…

Conclusion : changer le destin de notre monde absurde et ridicule, c’est pas gagné. Mais donner un peu de chaleur et d’espoir autour de soi, c’est permis… Merci Greg !

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s