Elle ne dira pas son nom et restera une fée anonyme

Ça s’est passé tôt ce matin, dans le quartier des halles, Raphaël Glucksmann n’était pas très réveillé et a cru qu’il rêvait, il s’est pincé gentiment parce que l’idée n’était pas non plus de se molester de bon matin, mais rien n’y a fait, la scène était bien réelle : une vieille dame très élégante distribuait consciencieusement des billets à des sans-abris.

Curieux, intrigué, il a entamé une discussion avec elle. Elle lui a expliqué qu’elle avait perdu sa petite-fille dans les attentats : “depuis une semaine, je partage son héritage avec tous et toutes, afin qu’elle continue à vivre partout dans cette ville qu’elle aimait tant. Un compte en banque, ce n’est pas très joyeux comme au-delà, vous savez”. Elle ne veut pas être citée, elle ne veut pas témoigner. Elle est magnifique.

Et Raphaël de repartir dans le matin blême, un peu plus coloré, un peu moins glacial : “Marcher dans Paris nuit et jour, parler aux passants, explorer la poésie d’une ville meurtrie et pourtant bien vivante. Mêler nos deuils divers et variés. Soudain, rencontrer une lumière et aimer.”, se dit-il…

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