Il s’appelle Jean-Marie Saint-Rémy et il paraît qu’il a un remède contre la sclérose en plaque

Ce matin, on a droit à un machin de première catégorie, avec cette nouvelle qui nous vient de Belgique : le professeur Jean-Marie Saint-Remy, fondateur de la spin-off ImCyse, serait sur le point de vaincre la sclérose en plaque, une maladie neurologique auto-immune qui touche pas moins de 80.000 personnes en France, et près de 2,3 millions dans le monde.

Evidemment, il est de mise de prendre ce type d’information avec des pincettes de précaution, de ne pas mettre la charrue avant les microbes et de ne pas vendre la peau de la sclérose avant de l’avoir tuée.

Il n’empêche que cette info a le mérite d’exister.
Je n’ai pas de formation médicale et je vais avoir du mal à expliquer sa recette magique dans le détail sans dire d’énormité (ma Lolotte, n’hésite pas à éventuellement corriger en commentaire!), mais j’ai religieusement lu l’article de l’Echo, et voilà ce que j’en ai tiré :
1/ La sclérose en plaque attaque la myéline, gaine protectrice des neurones, qui s’enflamme et se mue en antigènes, eux-mêmes, dès lors, attaqués par le système immunitaire
2/ Là où les méthodes actuelles consistent à limiter les inflammations à grands coups de corticostéroïdes (aux effets secondaires conséquents) ou à bloquer les canaux de transmission des messages (pas mieux), le professeur Saint-Rémy a imaginé un autre plan : supprimer la seule réponse immunitaire qui s’attaque à la myéline, en ajoutant un petit bout d’information à la séquence de myéline (“CXXC”).

Comment ça marche : des cellules sanguines du patient sont prélevées par prise de sang, et en culture, l’équipe médicale effectue son opération de désinformation. Une fois que les lymphocytes T, porteurs du message imposé par le code CXXC, sont transformés en tueurs de messagers, ils sont réinjectés et le miracle s’accomplit.

En combien de temps ça marche : il faut compter deux mois environ, entre la prise de sang et la réinjection. Dont 24h de test et 4 à 6 semaines de mise en culture.

Quand est-ce que ça commence : le premier patient, qui se prête à l’essai clinique, recevra l’injection en juin, à Bruxelles, aux cliniques Saint-Luc. Après ça, évidemment, il va falloir un peu de temps pour obtenir les résultats de l’étude (fin 2016) et pour développer un vaccin (plusieurs années)

Alors certes, c’est pas sûr, c’est pas gagné, c’est pas pour tout de suite de toute façon, mais ce matin, on a droit à la potentialité d’une très très bonne nouvelle (ne lésinons pas sur les potentialités de bonnes nouvelles, c’est rare), à un peu d’espoir, et à un petit cours de médecine en bonne et due forme… Reste à croiser les doigts ! Cher professeur Saint-Rémy, cher anonyme qui se prête à l’essai, je suis de tout cœur avec vous.

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