Quand Marseille se met en vrac !

Après Bordeaux et sa Recharge, après Lille, Meudon, Versailles et Fontenay-le-Fleury et leurs magasins Day by Day, après Lyon et ses 3 p’tis pois, c’est au tour de Marseille de se mettre au vrac !

Le concept ? Il est très simple, et à vrai dire il n’est pas nouveau, puisqu’il existait avant cet autre concept qu’est le supermarché*, on s’est juste rendu compte que finalement c’était pas si bête : on va dans l’épicerie avec ses propres contenants (sacs, bocaux, tupperwares…), si on n’en a pas on en achète sur place, on les remplit des machins dont on a besoin, et on repart chez soi. Il y a d’ailleurs des pays où le vrac se pratique toujours et où ce sont les supermarchés qui font figure d’extra-terrestres, avec leurs escalators et leurs caddies et leurs rayonnages à grande échelle. Dans le petit village péruvien de Huanchaco où je coulais des jours heureux dans une autre vie, on hélait l’épicier depuis la grille du magasin en lui demandant trois œufs 100 grammes de farine et un peu de lait s’il te plaît c’est pour faire des crêpes.

Les avantages ? Hé bien déjà, on ne se retrouve pas avec une bouteille de lait sans âge dans le frigo parce que le lait on n’aime ça que dans les crêpes. Avec le vrac, on n’achète et on ne paye que ce dont on a besoin. Exit le gaspillage alimentaire.
On ne se retrouve pas non plus avec ces plastiques qui entourent des cartons qui protègent des blisters dont on ne sait que faire. Comme en France, 5 millions de tonnes d’emballage sont jetées chaque année, c’est loin d’être du luxe.
D’autant que les plastiques qui entourent les cartons qui protègent les blisters ont un coût de production qu’on retrouve sur l’étiquette du produit au final. Le vrac, ça permet donc de faire des économies non négligeables.
Et puis, last but not least, l’argument qui me met en joie, l’argument qui met des pétales d’étincelles de paillettes de licornes ailées dans mes yeux, avec le vrac adieu le marketing à outrance, la publicité, et à terme, une vraie révolution dans la manière dont les marques vont fonctionner, car entre des pétales de maïs Kellogg’s et des pétales de maïs Leader Price, ma foi, bien malin celui qui saura faire la différence de visu.

Bref, le vrac, c’est bien. Et comme on est là pour parler de Marseille on le fait enfin : dans cette ville sublime qui génère 1200 tonnes d’ordures par jour, ce qui la rend un brin moins sublime quand les éboueurs font grève, une jeune fille du nom de Daisy a décidé d’ouvrir son épicerie en vrac grâce à une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank. “Au grain près”, ce sera une épicerie où on pourra donc acheter en vrac, mais qui privilégiera aussi le local grâce à des circuits courts, pourquoi faire bien quand on peut faire mieux. Il y aura même du bio, c’est pour dire…

J’ai envie de dire: allez les Marseillais, il ne tient qu’à vous de faire naître ce beau projet en donnant quelques euros par ici !

* L’aller-retour “supermarché-épicerie” en vrac me fait penser à d’autres boucles du type “mp3-vinyl”. Un sujet qui mériterait d’être creusé un jour. Pas ce matin.

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