Elle s’appelle Mademoiselle Maurice et elle sème des origamis

Ça commence par une ancienne légende japonaise, selon laquelle quiconque confectionne mille grues en origami voit son vœu exaucé.

Ça se poursuit avec la brève existence de Sadako Sasaki. Née en 1943, elle succombe en 1955 à une leucémie causée par l’effet boule de mort d’Hiroshima, non sans prendre le temps de confectionner 644 grues de papier sur son lit d’hôpital.

Ça continue avec ses camarades de classe qui, en sa mémoire, finissent de plier les 1000 grues et continuent cette activité pour collecter de l’argent en vue de construire une statue en l’honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe. Si bien qu’aujourd’hui, une statue à la mémoire de Sadako, tenant une grue en or dans ses bras ouverts, se dresse dans le Parc de la Paix d’Hiroshima avec à sa base cette inscription :
Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde

60 ans plus tard, la paix dans le monde, on peut pas dire que ce soit gagné. On est même bien dans la merde, si on réfléchit. Sans réfléchir aussi d’ailleurs, hein.

Après Fukushima, la catastrophe de plus, la catastrophe de trop, Mademoiselle Maurice remet des sous dans le flipper, ravive la légende, reprend la prière et le flambeau et des bouts de papier.

Et au final, ça donne ces œuvres de street art en origami dispersées aux quatre vents, qui offrent de la couleur à nos rues grises et un peu d’espoir à ce pauvre monde qui en a bien besoin… Merci Maurice !

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