Quand un AVC ressemble à un trip sous LSD

“Putain, je suis en train de faire un AVC, c’est trop génial !”

La nana qui ose dire un truc pareil, c’est Jill Bolte Taylor. Diplômée de Harvard et scientifique en neuro-anatomie, elle se réveille un (beau) matin avec un mal de tête hallucinant au-dessus de l’oreille gauche, et commence tranquillement sa routine pré-boulot. Après un pti coup de pédalage sur son vélo d’appartement, s’ensuit une tentative de douche avortée dans la mesure où notre neuroscientifique commence à voir ses mains sous forme de pixels, et à se considérer un peu trop comme partie intégrante de l’univers pour un matin normal. Heureusement, par brefs instants, son cerveau gauche reprend le dessus, si bien qu’elle réalise qu’elle est en train de se taper un accident vasculaire cérébral (AVC) en bonne et due forme.

Pour elle, l’occasion de découvrir de l’intérieur son sujet de prédilection avant de le raconter devant un auditoire médusé lors d’une conférence TED (même si bon, apparemment tous les neurologues ne sont pas d’accord sur le truc du cerveau droit et du cerveau gauche).
Pour moi, l’occasion de découvrir qu’un AVC peut ressembler, pour qui s’y connaît, à un trip sous LSD ou à une expérience nirvanesque à la Bouddha spirit (et à toutes ces expériences où le cerveau droit met un peu son voisin de gauche en veilleuse, parce que ça va un moment, l’organisation et la perspective).
Et l’occasion, aussi, de publier un bon machin du matin. Hop.

JILL-BOLTE-TAYLOR

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s